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Interview de Gérald De Palmas
Recueilli par Cédric Souler pour le JDA

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De Palmas : "Je veux rester déconnecté du succès"

Au sommet des hit-parades avec “J’en rêve encore”, Gérald de Palmas savoure avec humilité
son retour sur le devant de la scène musicale française.


Le JDA : Comment vivez-vous la réussite de votre dernier album “Marcher dans le sable”?

Gérald de Palmas: Je ne réalise pas vraiment. Depuis la sortie de l’album il y a déjà plus de six mois, je n’ai pas arrêté de travailler. Dès janvier dernier, je suis parti en tournée, j’ai enchaîné cinquante dates (sa tournée s’accorde un break au mois de mai, pour reprendre à Amiens le 1er juin, NDLR). J’ai l’esprit complètement occupé par la scène, que j’aborde désormais différemment. Avant, je la considérais comme un challenge. Aujourd’hui, j’arrive à mieux gérer le stress et à m’extérioriser. Ma timidité m’empêche parfois de montrer combien j’aime profondément le contact avec le public… Quoi qu’il en soit, même si je suis très heureux de ce qui m’arrive, je veux rester déconnecté du succès, en me répétant que j’ai beaucoup de chance.

De Palmas en Interview

Le JDA : Jean-Jacques Goldman et Maxime Le Forestier ont signé les paroles de deux morceaux de “Marcher dans le sable”: “J’en rêve encore” et “Tomber”. Comment sont nées leurs collaborations?

Gérald De Palmas : Après “Les lois de la nature”, mon deuxième album, je n’arrivais plus à écrire de textes. J’ai eu envie alors de demander à Jean-Jacques Goldman de m’aider. Je lui ai proposé plusieurs musiques, il en a choisi une. Sa participation à l’album m’a redonné confiance. C’est quelqu’un que je respecte beaucoup, en particulier pour sa capacité à écrire simplement, à trouver un juste équilibre entre texte et musique. Quant à Maxime Le Forestier, tout s’est passé différemment. J’avais fini “Marcher dans le sable”, lui mixait son album dans un studio à deux pas de chez moi. Je suis allé le voir, comme ça, simplement, avec une mélodie. Nous nous sommes très bien entendus. Le résultat a donné “Tomber”.

«J’aime Robert Palmer, Stevie Wonder… »

Le JDA : De quels courants musicaux, de quels artistes vous sentez-vous le plus proche?

Gérald De Palmas : Nombreux sont les artistes qui m’ont donné envie de faire de la musique. Je pense à Robert Palmer, Cat Stevens, Stevie Wonder ou Otis Redding. J’aime bien aussi Ben Harper, pour ses ballades extraordinaires. Très modestement, car je ne leur arrive pas à la cheville, je peux dire que ma musique vient de là, de la rencontre de leurs univers folk, soul et pop.


Le JDA : La plupart des textes de vos chansons parlent d’amour blessé. Ont-ils une dimension autobiographique ?

Gérald De Palmas : “Marcher dans le sable” est moins autobiographique que mon premier album, “La dernière année”. J’y ai toutefois mis un peu de moi-même, de mes craintes, de mes angoisses. Je reste obsédé par le fait de réussir ma vie amoureuse. C’est la seule chose qui m’importe. Je suis marié, père d’un petit garçon. Je prends peur à l’idée que ce bonheur puisse un jour s’arrêter.

« Daho m’a donné ma chance »

Le JDA : Peu de gens savent que vous avez réellement démarré avec Les Valentins, grâce à un certain… Etienne Daho. Comment l’avez-vous rencontré?

Gérald De Palmas : C’était en discothèque. Je savais qu’Etienne Daho venait de monter sa boîte de production et cherchait de jeunes artistes. J’y suis allé au culot. À l’époque, je jouais de la basse, j’avais dix-neuf ans. Quelques mois plus tard, avec Édith Fambuena et Jean-Louis Pierot, on sortait un single sous le nom des Max Valentins. Etienne Daho nous a donné notre chance, je lui en suis fort reconnaissant encore aujourd’hui. Après, je suis parti de mon côté. J’ai accompagné plusieurs artistes, dont Kent pour un album. Mais au fond de moi, j’aspirais à composer ma musique, à tenter une aventure en solo.


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